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Critiques

Dimanche 2 décembre 1979 7 02 /12 /Déc /1979 22:43
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Deux article chroniquant la sortie du nouvel album. Bien que peu élogieux, ces deux entrefilets montrent surtout qu'avec l'absence de repère scénique puis cinématographique, il était bien difficile d'appréhender ce "morceau qu'est ce double-album.

Voici, la traduction du second article :
"Bien qu’il ne risque en aucune façon de mettre en danger le statut meisterwerk [en allemand dans le texte] musical de « Dark Side of the Moon » ( toujours dans les classements presque 7 ans après sa sortie), le douzième album de Pink Floyd, « The Wall », est l’accomplissement rhétorique le plus ahurissant dans la carrière si singulière, longue de 13 ans, du groupe.
Etalant son talent sur quatre faces, le bassiste du Floyd Roger Waters qui a écrit tous les textes et la majorité de la musique ici, projette une vision sombre, à multi-niveaux de la société occidentale (et spécialement britannique)  née après la deuxième guerre mondiale.
Elle est si irréductiblablement morne et acidulé qu’elle fait passer les marchands de ténêbres tels que Randy Newman ou, encore, Nico pour Peter Pan et Tinker Bell.
« The Wall » est une synthèse stupéfiante des obsessions thématiques désormais bien connues de Waters : la misanthropie brutale du dernier LP de Pink Floyd « Animals », la tristesse [en français dans le texte] aigre de
« Dark Side of the Moon » ; la perception judicieuse que le bussiness de la musique est un microcosme institutionnel oppressif (« Wish you were here ») et l’effroi provoqué par les psychoses menaçantes qui court tout au long de ces disques ainsi qu’un profond sentiment d’animosité contre la guerre qui date de « A Saucerful of Secrets » en 1968.
Mais là où, par exemple, « Animals » souffrait d’une certaine complaisance,  les saillis les plus abjects de « The Wall » concernant la vie sont animés par une implacable rage littéraire qui est profondément authentique ; et, dans ses aspects les plus douloureux, finalement horrifiante.
Modelé comme une sorte de labyrinthe circulaire (les derniers mots prononcés sur la quatrième face commence une phrase complété par les premiers mots de la première face), « the Wall » n’offre aucune autre issue que la folie pou sortir d’un monde malveillant écrasant ses citoyens à chaque niveau de leurs comportements.
Le processus – pour ceux appartenant à la génération de Waters du moins – commence à la naissance avec un amour maternel ambïgue et étouffant.  Il y a ensuite quelques vagues réminiscences des bouleversements liés à la Blitzkrieg des temps de guerre.
Dans les écoles dictatoriales les enfants sont méthodiquement humiliés par des professeurs qui subissent alors ce qu’ils méritent lorsqu’ils rentrent chez eux le soir et que leurs « femmes grosses et psychopates les écrasent dans chaque gestes de leurs vies ».
De la manière dont Roger Waters le voit, même les succès les plus éclatants qio sont acquis plus tard – dans son cas, la célébrité internationnale d’une star de rock – est négligeable (...). L’espoir ténu d’une émancipation personnelle entre-aperçue sur « Animals » a également  disparu: les femmes sont vues comme des punching balls sexuels et les hommes (leurs oppresseurs immédiats dans le grand schéma de l’oppression) sont inévitablement abandonnés (...).
Ce mur de conditionnement forme finalement une prison. Et son prisonnier, désormais quasiment en état de catatonie, doit subir « le procés » - un cataclysme musical étrange tout droit sorti de Gilbert et Sullivan vien Brecht et Weill – au cours duquel tous les boureaux de son passé convergent pour une éxecution tellement attendue.
C’est une pièce très violente, ce qui est difficilement la marque d’un « hit album »".
Circus Magazine, Kurt Loder 02.12.1979 (traduction Romain Fouray)


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Par publius+Joshy - Publié dans : Critiques
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Dimanche 23 janvier 1977 7 23 /01 /Jan /1977 14:02

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Animals, l'album le plus incisif du Floyd, paraît le 1er jour de la tournée européenne qui s'y rapporte, lancée à Düsseldorf (Allemagne) le 23 janvier 1977. Entre la métaphore animalière et le pamphlet sociologique , le 9ème opus du groupe dégage une énergie que l'on n'aurait pas osé soupçonner de la part d'un groupe catalogué comme monstre du rock planant depuis plusieurs albums déjà.

 

Un souffle punk se mêle à la mélancolie de Roger Waters, qui nous dépeint un "homo occidentalis" aliéné par l?organisation hiérarchisée de la société dans laquelle il évolue (Dogs, Sheep et Pigs) et, dans un autre registre, nous fait part de sensations plus personnelles dans Pigs on the Wing Parts I & II.

 

Voici quelques liens vers des articles se rapportant à l'album Animals :

 

 

En français :

 

http://musique.krinein.com/Pink-Floyd-Animals-1484.html

http://fp.nightfall.fr/index_6_pink-floyd-animals.html

 

 

La traduction en français des paroles:

 

http://thinkfloyd.free.fr/traductions/animals_fr.htm

 

 

En anglais :

 

http://www.pitchforkmedia.com/record-reviews/p/pink-floyd/animals.shtml

http://www.progarchives.com/Progressive_rock_discography_CD.asp?cd_id=1442

http://www.sputnikmusic.com/album.php?albumid=185

Par Joshy - Publié dans : Critiques
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